Parier en fonction du type de course : trot, galop, obstacles…

Les turfistes le savent bien : il y a autant de chance de voir un cheval spécialiste du trot gagner une course d’obstacles que de voir Lionel Messi remporter un tournoi de pétanque. En effet, chaque discipline possède ses propres codes et subtilités. Voici quelques pistes qui vous permettront de vous guider dans vos prises de paris hippiques, selon la catégorie qui vous intéresse.

Galop : attention à l’environnement

course-plat-300x200En effet, pour les courses de galop (plus communément appelées « courses de plat »), tout ce qui entoure la course est presque plus important que la course en elle-même : chaque cheval a ses caractéristiques et donc ses spécialités, qu’il convient de bien connaître pour éviter les paris fantaisistes.

Par exemple, l’état du terrain joue un rôle essentiel : on distingue 5 principaux types de terrain (léger, bon, souple, collant et lourd). Des spécialistes existant dans chaque catégorie, il est évident qu’un adepte des terrains légers sera à la peine dans le bourbier ! C’est pourquoi certains chevaux remportent toujours leurs courses dans la même saison : le climat et l’état du terrain qui en découle leur conviennent bien.

De même, attention à la distance à parcourir : la distance dite « classique » est de 2.400 mètres (c’est par exemple celle utilisée lors du prix de l’Arc de Triomphe), mais la plupart des courses se déroulent sur des distances plus courtes, généralement à partir de 1.000 mètres jusqu’à 2.100 mètres (distance parcourue notamment pour le Prix de Diane). Les chevaux, comme les athlètes, ont leurs points forts et points faibles : on imagine mal Usain Bolt remporter le marathon !

Le système de handicap est également primordial : pour un point complet sur ce sujet assez technique, je vous conseille de vous reporter à notre article consacré exclusivement au sujet du handicap dans le domaine du turf.

Trot : soyez attentif !

trot-attelé-300x200Dans le domaine du trot, il convient d’attacher une importance toute particulière au ferrage : les trotteurs sont, sauf exception, nettement plus performants « pieds nus » : c’est-à-dire lorsque leurs fers sont retirés quelques minutes avant la course. Ce paramètre doit donc impérativement être pris en compte, c’est pourquoi il faut, dans la mesure du possible, attendre de connaître la décision de l’entraîneur sur ce sujet avant de miser.

Autre astuce : comme les courses françaises sont beaucoup mieux dotées que celles des autres pays européens, un cheval étranger, à gains identiques, sera généralement meilleur qu’un cheval français : en effet, il aura du réaliser des performances nettement supérieures pour parvenir à ce niveau de gain. N’oubliez pas d’en tenir compte avant de cocher votre grille.

Pensez également, même si cela peut paraître évident, à vérifier si le cheval est un spécialiste du trot attelé ou du trot monté. Petit rappel :

  • Trot attelé : le jockey est assis sur un sulky, et se fait tracter par le cheval.
  • Trot monté : le jockey est, comme pour les courses de plat, directement assis sur le cheval.

Les surprises sont moins fréquentes dans ce dernier, l’allure y est globalement plus respectée, donc les disqualifications sont moins nombreuses.

Last but not least : Dans cette discipline, tout ou presque se joue lors des séances d’échauffements ! C’est là qu’on voit si un cheval parait en forme ou au contraire, patraque… Observez donc attentivement le heat (séance 1 ou 2 heures avant la course) et le canter (derniers préparatifs, juste avant le départ) et, si vous avez la chance d’assister en direct à la course, pensez à prendre vos jumelles pour observer l’allure et la souplesse des chevaux.

Obstacles : l’importance des origines

course-dobstaclesIl est impératif de connaître la généalogie des chevaux qui participent aux courses d’obstacles : en effet, il existe des « souches » spécialisées dans cette discipline, celles-ci jouent donc un rôle primordial dans le choix de votre favori.

Renseignez-vous également sur le moment où le cheval s’est fait castrer : dans cette discipline, on trouve principalement des hongres (chevaux castrés), car le franchissement des obstacles est plus évident pour eux. Cependant, si l’opération est trop récente, l’animal peut avoir du mal à trouver ses repères.

Enfin, il faut privilégier les performances réalisées dans la spécialité de la course du jour : haies (obstacles peu élevés, course plutôt courte) ou steeple (épreuve plus longue avec des pièges plus nombreux – rivières, etc.). Un cheval spécialiste des haies peut réussir des performances honorables en steeple, l’inverse est plus rare.

 

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