Marcel Boussac, l’amour des chevaux

Portrait d’un entrepreneur passionné de chevaux.

Le nom de Marcel Boussac est souvent associé au monde du textile, mais l’homme d’affaires s’investissait également beaucoup dans le milieu de l’équitation. Voici quelques rappels sur l’histoire de celui qui a donné son nom à l’un des prix hippiques les plus prestigieux.

Marcel Boussac

Un gagnant dans l’âme

Né en 1889 à Châteauroux, Marcel Boussac débute dans le métier du textile en intégrant l’entreprise familiale. Peu après ses premiers mois de formation, il se lance dans le négoce à Paris. La concurrence fait cependant rage et le jeune homme est à la recherche d’un nouveau concept pour se démarquer de ses adversaires.

Il trouve la solution idéale en investissant avec succès dans des tissus gais, colorés et surtout jeunes. Les ventes s’envolent et la réputation de Marcel Boussac est telle que les plus grands font appel à ses services. Cette époque sera celle de l’achat de son premier cheval de course.

Alors même que le pays souffre de la Première Guerre Mondiale, il accapare le marché des uniformes bleu horizon et renforce sa suprématie.

Le jeune entrepreneur marque particulièrement 1919 avec la création du pyjama. À son parc industriel s’ajoutent alors de nombreuses entreprises situées en Pologne et dans les Vosges.

Marcel Boussac et les courses de chevaux

L’homme d’affaires se place rapidement à la tête d’une écurie, qui devient une véritable mine d’or.

Il conçoit personnellement la toque grise et la casaque orange qui deviendront légendaires.  Le public se familiarise à la présence de ses poulains sur toutes les courses les plus prestigieuses, notamment lors de la création du PMU en 1930.

La progression sociale de Marcel Boussac ne fait plus aucun doute lorsqu’il s’offre le groupe Paris-Turf, le journal L’Aurore et l’industrie Bendix en 1950. Paris-Turf fait encore aujourd’hui figure de leader parmi les journaux français de la presse hippique, et est régulièrement consulté par les aguerris du turf.

Deux ans plus tard, il met la main sur des domaines équestres de renom comme les Haras de Jardy. L’hippodrome de Saint-Cloud, qui accueille encore actuellement certaines des plus grandes réunions, vient également s’inscrire à son palmarès.

Le déclin arrive cependant avec l’avènement des matières synthétiques et la décolonisation. Peu à peu, Marcel Boussac voit ses finances péricliter. Il s’éteint ruiné et endetté, en mars 1980, tandis que son groupe sera repris par Bernard Arnault qui en fera finalement le groupe LVMH.

Le Prix Marcel Boussac, anciennement connu sous le nom de Critérium des Pouliches, est créé quelques mois après sa disparition.

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